Béatrice Gitera à la 1ère vice-présidence du Conseil communal

Notre camarade Béatrice a été élue en juin à la vice-présidence du Conseil communal. Toutes nos félicitations! Nous en profitons pour lui poser quelques questions.

Béatrice, peux-tu nous dire quelques mots sur ton parcours?

Avec ma famille, nous avons vécu à Renens avant de nous installer, il y a vingt ans, à Crissier. J’ai passé mon enfance à Cheseaux, dans la maison de mes grands-parents au milieu des champs et des vergers. Après un apprentissage d’employée de commerce, j’ai fait un voyage humanitaire de trois mois en Afrique de l’Ouest, puis je suis partie vivre six ans au Québec, un pays où j’ai gardé de solides attaches. De retour en Suisse, j’ai travaillé trois ans dans une manufacture d’horlogerie à la Vallée de Joux, puis, pendant treize ans, au service des bourses de l’EPER. Cette longue expérience m’a ouvert des fenêtres sur les pays de l’Europe de l’Est ; on a fêté la chute du mur de Berlin avec des Allemands, la mort de Ceausescu avec des Hongrois de Roumanie, et la richesse de la multiculturalité avec des personnes d’Amérique, d’Asie et d’Afrique. J’ai eu la chance d’aller rendre visite à plusieurs d’entre elles, de retour dans leur pays. Actuellement, je travaille comme secrétaire de direction à l’office cantonal d’orientation scolaire et professionnelle (OCOSP) et au portail migration.

Depuis quand es-tu au Conseil communal, et qu’est-ce qui t’a poussée à t’engager?

Je suis entrée au Conseil, il y a quatre ans. Un peu par hasard, mais j’ai toujours apprécié m’engager pour la communauté. La politique ne m’attirait pas particulièrement, mais ayant beaucoup entendu parler mon conjoint de politique, j’ai attrapé le virus. Le choix du parti socialiste était une évidence par rapport à mes convictions, et une suite logique à mes divers engagements. Je suis en effet toujours prête à m’engager pour défendre la justice sociale, parce que je crois que chaque être humain a droit à un avenir et à être respecté. J’aime aussi voyager, découvrir d’autres cultures. Mon mari étant originaire du Rwanda, j’ai un intérêt particulier pour l’Afrique.

Quel est le rôle du bureau du Conseil communal?

Les responsabilités du bureau sont celle de conduire le Conseil, de préparer les séances, de nommer les différentes commissions pour l’étude des préavis, d’organiser votations et élections. La place de 1ère vice-présidence est là pour suppléer, au besoin, le-ou la président-e., dans les différentes sollicitations au cours de l’année.

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Bravo Sonya! Une Crissiroise première citoyenne du Canton

Sonya Butera, de la section du Parti Socialiste de Crissier, a été élue à la présidence du  Grand Conseil vaudois, fonction qu’elle a occupé ad interim depuis le 13 janvier de cette année. Médecin dentiste, Sonya a commencé son parcours politique en 2006 au conseil communal de Crissier, qu’elle a présidé en 2016-2017. Madame Butera pose avec un bouquet de fleurs.En 2012, elle a été élue députée au Grand Conseil, où elle a siégé, jusqu’en 2020, à la commission thématique de la santé publique. Compétente et chaleureuse, Sonya réunit toutes les qualités pour assumer cette présidence avec brio. La section lui souhaite toute de bon pour l’année à venir, qui, comme les derniers mois, s’avéreront sûrement plein de défis et de rebondissements!

N’hésitez pas à lire le communiqué du Canton!

https://www.vd.ch/toutes-les-actualites/communiques-de-presse/detail/communique/sonya-butera-elue-presidente-du-grand-conseil-1593604380/

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#LesFemmesComptent

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L’humanité au cœur de la jeunesse Vaudoise

Jah Olela, conseiller communal socialiste, a participé à la manifestation contre le racisme du 7 juin. Il était accompagné de son épouse Snezana Olela, également conseillère communale, et de leurs deux filles (dont l’une est en photo ci-dessous). Il nous livre ici ses impressions.

George Floyd était un afro-américain que personne ne connaissait en Suisse, avant que la vidéo de son arrestation musclée par la police, qui a entrainé sa mort par l’asphyxie le 25 mai dernier, ne soit devenue virale. Touchés par ce que l’on peut qualifier de meurtre pur et simple par la police américaine, qui cumule les bavures contre les minorités, plusieurs groupes des jeunes vaudois·e·s de toutes les origines ont décidé d’organiser un sit-in à la place de la Riponne le 7 juin.

A 14h ce jour-là, une centaine de personnes jeunes et moins jeunes sont déjà sur place assises par petits groupes. Les pancartes affichant des slogans tels que « Black Lives Matter » (la vie des noir·e·s compte), « Stop au Racisme » et « A Bas les RATS-CISTES » sont bien visibles. L’épicentre de la manifestation est toutefois à l’esplanade de Montbenon, où 2.000 personnes se sont retrouvées pour crier leur colère contre les injustices. Jeunes comme plus âgé·e·s, tous/toutes les participant·e·s à cette manifestation avaient un seul rêve : qu’ici et ailleurs les violences envers les minorités racisées s’arrêtent enfin, et que l’humanité retrouve sa place dans le cœur de chaque habitant·e de la terre. La manifestation s’est terminée vers 16h, sans incident, et la police à vélo s’est tenue bien à distance, pour éviter tout contact direct.

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Un règlement du personnel communal qui s’adapte à l’évolution de la société? C’est non…

La crise du covid nous l’a clairement démontré: pouvoir être là pour ses enfants et ses proches vulnérables est crucial! Malgré cette réalité, et un préavis positif de la commission s’étant penchée sur la question, seul notre groupe a voté pour que la Municipalité examine la possibilité de rendre le règlement du personnel communal plus favorable à l’égalité, à la parentalité et aux proches aidants. Ci-dessous le texte que Bernard Barmaz a lu au conseil du 4 mai 2020 pour défendre sa motion.

Juste quelques éléments pour vous inciter à soutenir ma motion :

Tout d’abord, je vous invite à voter dans la cohérence. On vient de prendre acte de la réponse de la Municipalité au postulat d’Oriane concernant les questions d’égalité à Crisser. La Municipalité y fait part de sa volonté de s’engager en la matière.

Je vous propose donc de donner la possibilité à la Municipalité de poser des actes concrets complémentaires sur ces sujets à travers la modification des conditions pour les employé-e-s communaux ou au moins d’y réfléchir sérieusement.

Ensuite, on m’a toujours invité à me comparer à ceux qui font mieux et pas forcément à ceux qui font moins bien. Dans le cas présent, laissons-nous inspirer par l’ARASOL qui a pris acte des changements sociaux en cours dans son nouveau statut du personnel.

Ce n’est en effet pas parce qu’on fait déjà très bien sur certains aspects en matière de conditions de travail qu’on ne peut pas faire mieux sur ceux où l’on est moins bon.

Par exemple en matière de congé paternité, sans se comparer à Novartis (18 semaines ou Ikea 8), on peut noter par exemple que les CFF prévoient 4 semaines ou Migros et Coop 3 semaines avec une possibilité de prolongation de 2 semaines non payées. On peut aussi noter que Bussigny et Chavannes prévoient plus que les 5 jours de Crissier.

Enfin, je tiens à dire que ces questions ne sont pas qu’un objet de gauche voire de gauchiste. Sur le congé proche aidants par exemple, je vous lis ce que rapportait RTS info en janvier dernier au sujet de la politique du canton de Genève en la matière (qui prévoit un maximum de 15 jours) :

« Du côté de l’Etat de Genève, en revanche, on prend à coeur ce « devoir d’exemplarité » des administrations publiques. « Le but, c’est de doter d’une politique des ressources humaines qui soit moderne, basée sur la confiance et la responsabilité. C’est aussi de faire en sorte qu’il y ait une meilleure égalité entre hommes et femmes, car on sait que ce sont souvent les femmes qui restent à la maison lorsqu’un proche est malade », indique la conseillère d’Etat [libérale-radicale] Nathalie Fontanet.

Même si le Canton est particulièrement généreux, « c’est important de relever qu’il n’y a pas d’abus », signale, chiffres à l’appui, la cheffe du Département des finances et des ressources humaines. « La plus grande partie des collaboratrices et collaborateurs utilisent un congé entre un et cinq jours. Seuls 150 des 18’000 employés de l’Etat utilisent les quinze jours complètement. » »

En conclusion, je rappelle que le soutien à l’une ou l’autre proposition peut justifier un soutien à ma motion, dans la mesure où la Municipalité peut proposer un contre-projet partiel et que le conseil sera amené à se prononcer en toute fin sur le projet.

J’invite enfin chacune et chacun à penser aux conditions qu’il souhaiterait pour lui- ou elle-même ou ses proches dans ces divers moments de la vie et à soutenir ma motion.

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